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Claire Aggour's avatar

Superbe article merci, et des références que je vais m’empresser d’aller fouiller. Artiste en cocréation avec le vivant, le végétal, ancrée dans la saisonnalité, le paysage et ses ressources… tout ça soulève de nombreuses questions sur des sujets qui m’habitent au quotidien.

Ma pratique s’est installée peu à peu, suite à un besoin de donner du sens à la matière que j’utilisais pour dessiner. Et cette transition a ouvert de nouvelles perceptions quant à nos liens au vivant. Et oui, en effet. Nos sociétés ont extrait le vivant de nos quotidiens, le ramenant à un décors, un « paysage », comme toile de fond du théâtre de la grande consommation.

On n’en connait plus que si peu aujourd’hui, parce que le réflexe de consommation a rompu des liens qui étaient autrefois vitaux, pour nous nourrir, pour nous soigner, pour nous faire plaisir. Ma propre grand-mère reniait ses pratiques paysannes dans les années 80 ( - viens, me disait-elle, on va chercher des salades sauvages, se soigner au plantain ou à la chélidoine, tout en ajoutant « oh mais c’est des bêtises tout ça » - elle transmettait, tout en le reniant)

On a pour beaucoup oublié ces ressources, et la manière dont notre propre rythme y est connecté.

Les symboles de la peinture classique nous le rappelle, mais peut-être avons nous perdu les codes !? Et encore une fois, aussi percutante que soit la représentation, je crois qu’ il nous faut y revenir et cultiver ce lien au vivant, les mains dans la terre, pour en ressentir l’essence.

Parfois, on peut reconnecter en faisant référence aux souvenir, les mettre en lien avec l’art. L’expérience intime est un moyen d’entrer et donner sens à une représentation, comme celle d’un paysage.

Merci pour ce texte, qui résonne pleinement. Je viens d’arriver par ici, et je vais aller lire la suite…

Claire

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